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dimanche 13 avril 2014

Bus orléanais : une voyageuse verbalisée pour avoir dit bonjour au conducteur

C'est une mésaventure inattendue qui est arrivée, samedi matin, à une voyageuse du réseau de bus orléanais : elle a été verbalisée pour avoir dit "Bonjour" au conducteur du bus dans lequel elle venait de monter.

Il était tôt, samedi matin, un peu moins de 7 heures, quand Maria-Lourdes monte dans le bus de la ligne 3, à l'arrêt "Améthystes" pour rejoindre son travail.
Trop tôt sans doute, pour cette trentenaire dont c'était le premier jour de travail après plusieurs mois de chômage : elle valide son abonnement, mais contrairement à son habitude, elle ne salue pas le conducteur en montant dans le véhicule.
Se ravisant, alors qu'elle était assise dans le véhicule, elle retourne près du chauffeur et lui dit "Excusez-moi, j'ai oublié de vous dire bonjour". Mal lui en a pris !
(photo LRO)
L'équipe de la BIT (Brigade intercommunale des transports) était présente dans le bus et est intervenue promptement. La jeune femme a été invitée à s'éloigner de l'agent de conduite et à rejoindre son siège, et a été verbalisée en vertu de l'article 16 du titre 6 du règlement des transports orléanais qui prévoit qu'il est interdit "de parler au conducteur sans nécessité pendant la marche du véhicule".

Maria-Lourdes a refusé de payer l'amende qui lui a été infligée, et a saisi le tribunal. L'avocat du transporteur, Maître O'Kiels, pense pourtant que les agents n'ont fait que leur travail : "La voyageuse reconnaît avoir parler au conducteur, que ses paroles n'étaient pas absolument nécessaires, et que le bus roulait. La contravention au règlement des transports est donc constituée."

L'affaire sera jugée par le tribunal de police d'Orléans, dans le courant du mois de mai. La prévenue risque une amende de 4102 euros (10 ans d'abonnement annuel) et une interdiction d'emprunter les transports en commun pendant 1 an.

mardi 1 avril 2014

Stupeur à St Jean de Braye : un tramway disparaît avec son conducteur !

C'est dans ce secteur, où les voies de chemin de fer
et celles du tramway sont si proches qu'aurait eu lieu
la disparition
(photo LRO)
C’est autant un mystère qu’un drame pour sa famille. Yves (1), 47 ans, a disparu ce dimanche, entre 18h et 20h, entre Orléans et St Jean de Braye. Drame pour sa famille, qui ne comprend pas les raisons de la disparition de ce père de famille, bientôt grand-père, qui travaille pour les transports urbains orléanais depuis son CAP brillamment réussi en 1986. Père et mari aimé, collègue apprécié, rien ne laissait prévoir cette subite disparition.

Mystère pour les enquêteurs qui ne comprennent pas, eux, comment ce conducteur de tramway a pu disparaître avec l’engin qu’il conduisait.

C’est en effet le service d’exploitation de Keolis qui a signalé la disparition de la rame de tramway, ne se doutant pas que le conducteur avait disparu lui-aussi.

Le système d’aide à l’exploitation (SAE) de la deuxième ligne de tramway n’étant pas en service il n’est pas possible de savoir avec exactitude à quel endroit la rame a disparu, mais les enquêteurs privilégient pour le moment le secteur situé entre les stations « Pont Bordeau » et « Clos de l’Arche ». C’est en effet sur ce secteur que se situent deux aiguillages reliant le réseau de tram et le réseau ferré, afin d’assurer la livraison des rames.

Plusieurs témoins auraient indiqué avoir vu, dans la soirée de dimanche, un tramway circuler sur la voie de chemin de fer parallèle aux voies du tram, en direction de l’est. Un peu surpris, ces témoins ont cru à des essais techniques pour relier la ligne de tramway à la future ligne de trains « Orléans - Châteauneuf » et n’ont pas cru bon d’alerter la police.

Pourtant, aucune rame de tramway n’a été retrouvée sur les 35 kilomètres de ligne séparant St Jean de Braye de Châteauneuf sur Loire.

L'armoire-Frontière,
saisie par les enquêteurs
(photo LRO)
Dès le début de l'enquête "l'armoire frontière SNCF-TRAM", une sorte de boite noire qui enregistre les échanges entre réseaux, a été saisie et est en cours d'analyse.

Les enquêteurs poursuivaient ce matin leur enquête dans les nombreux embranchements ferrés privés qui desservent différentes usines. Certains aboutissent à des entrepôts, fermés depuis très longtemps, et dont l’accès nécessite l’accord de l’autorité judiciaire.

Les rumeurs les plus folles circulaient hier matin sur le marché de St Jean de Braye, mais les autorités se veulent rassurantes : plus de 30 enquêteurs sont sur le terrain.

(1) à la demande des enquêteurs le prénom a été modifié.