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C'est dans ce secteur, où les voies de chemin de fer
et celles du tramway sont si proches qu'aurait eu lieu
la disparition
(photo LRO) |
C’est autant un mystère qu’un drame pour sa famille. Yves
(1), 47 ans, a disparu ce dimanche, entre 18h et 20h, entre Orléans et St Jean
de Braye. Drame pour sa famille, qui ne comprend pas les raisons de la
disparition de ce père de famille, bientôt grand-père, qui travaille pour les
transports urbains orléanais depuis son CAP brillamment réussi en 1986. Père et
mari aimé, collègue apprécié, rien ne laissait prévoir cette subite
disparition.
Mystère pour les enquêteurs qui ne comprennent pas, eux,
comment ce conducteur de tramway a pu disparaître avec l’engin qu’il
conduisait.
C’est en effet le service d’exploitation de Keolis qui a
signalé la disparition de la rame de tramway, ne se doutant pas que le
conducteur avait disparu lui-aussi.
Le système d’aide à l’exploitation (SAE) de la deuxième
ligne de tramway n’étant pas en service il n’est pas possible de savoir avec
exactitude à quel endroit la rame a disparu, mais les enquêteurs privilégient
pour le moment le secteur situé entre les stations « Pont Bordeau »
et « Clos de l’Arche ». C’est en effet sur ce secteur que se situent
deux aiguillages reliant le réseau de tram et le réseau ferré, afin d’assurer
la livraison des rames.
Plusieurs témoins auraient indiqué avoir vu, dans la soirée
de dimanche, un tramway circuler sur la voie de chemin de fer parallèle aux
voies du tram, en direction de l’est. Un peu surpris, ces témoins ont cru à des
essais techniques pour relier la ligne de tramway à la future ligne de trains
« Orléans - Châteauneuf » et n’ont pas cru bon d’alerter la police.
Pourtant, aucune rame de tramway n’a été retrouvée sur les
35 kilomètres de ligne séparant St Jean de Braye de Châteauneuf sur Loire.
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L'armoire-Frontière,
saisie par les enquêteurs
(photo LRO) |
Dès le début de l'enquête "l'armoire frontière SNCF-TRAM", une sorte de boite noire qui enregistre les échanges entre réseaux, a été saisie et est en cours d'analyse.
Les enquêteurs poursuivaient ce matin leur enquête dans les
nombreux embranchements ferrés privés qui desservent différentes usines.
Certains aboutissent à des entrepôts, fermés depuis très longtemps, et dont
l’accès nécessite l’accord de l’autorité judiciaire.
Les rumeurs les plus folles circulaient hier matin sur le
marché de St Jean de Braye, mais les autorités se veulent rassurantes :
plus de 30 enquêteurs sont sur le terrain.
(1) à la demande des enquêteurs le prénom a été modifié.