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mardi 15 juillet 2014

Urbanisme : oui à l'alignement ! Pour l'égalité !

Les débats sur l'égalité font rage depuis des mois.
Les débats sur le logement aussi.

Depuis quelques mois, c'est la même ministre, Najat Vallaud-Belkacem, qui s'occupe des deux sujets.

La jeune ministre a pris l'habitude de venir à Orléans pour diverses annonces. Cela se reproduira, dès la rentrée, pour la première étape de l'élaboration du plan gouvernemental pour l'égalité dans l'accès au logement.

C'est l'Association des Urbanistes et Architectes de France (AUAF) qui a invité la ministre, pour lui présenter sa proposition pour "concilier l'égalité, l'esthétique, et l'impérieuse nécessité de densifier le centre des villes".

L'AUAF est partie du constat que dans la quasi-totalité des villes de France, les immeubles construits ces cinquante dernières années, s'ils ont bien respecté les règles d'alignement des façades donnant sur le domaine public, ils ont eu tendance à largement dépasser, en hauteur, les immeubles existants.

L'AUAF a utilisé le cas d'Orléans pour illustrer son propos :

Immeuble orléanais, boulevard Alexandre Martin
(photo LRO)
Par exemple cet immeuble, construit à la fin du XIXe siècle, littéralement écrasé par deux immeubles bâtis dans les années 70 du XXe siècle.

La proposition des architectes est donc tout simplement de rehausser le bâtiment le plus ancien, pour l'amener à la hauteur de ses voisins.

Dans l'exemple orléanais, cela ferait gagner 6 étages à l'immeuble centenaire, et permettrait de loger 12 familles, sans occuper un centimètre carré supplémentaire au sol.

Appliquer cette mesure aux 400 immeubles orléanais concernés permettrait de créer près de 3000 logements, ce qui n'est pas rien quand on sait la difficulté pour trouver des terrains à bâtir.

C'est pour expliquer cette mesure inventive, moderne, et économique, pour l'égalité que la ministre rencontrera le maire d'Orléans, à la fin de l'été.

samedi 19 avril 2014

Accessibilité : la ville d'Orléans conçoit 12 jardins pour les personnes de très petite taille

Le portillon d'un des 12 jardinets
pour personne de petite taille
situés dans le quartier Coligny
Orléans n'est pas bien classée, parmi les villes de même taille, pour l'accessibilité de ses espaces publics.

La nouvelle équipe municipale est installée depuis moins d'un mois que, déjà, la politique de l'accessibilité semble avoir changer de braquet, et commence à donner ses fruits.

C'est ainsi que 12 jardins publics seront bientôt inaugurés. Leur particularité : être accessible aux personnes de très petite taille.

En effet, la ville a pensé à ceux de nos concitoyens qui ne dépassent pas les 80 centimètres, et a équipé les clôtures de ces jardinets d'un petit portillon, avec une petite poignée, le tout ne dépassant pas les 50 cm de hauteur.

Encore en phase expérimentale, ces jardinets sont fermés à clef. La clef est remise sur simple dépôt d'une pièce d'identité à la mairie de proximité des Blossières.

Le public interrogé par Le Réverbère Orléanais ne semble regretter qu'un aspect de ce beau projet : que la mairie ait installé ces 12 jardinets sur la même allée du quartier Coligny, et qu'aucun banc, à la bonne taille, n'ait été installé à l'intérieur de ces jardinets.

dimanche 6 avril 2014

La place De Gaulle va-t-elle changer de nom ?

Depuis quelques jours, et jusqu'au mois de juillet, est présentée, au Musée des Beaux-Arts une très intéressante exposition sur les recherches archéologiques réalisées à Orléans ces dernières années, et en particulier à l'occasion des travaux de la 2eme ligne de tramway.

Mais une conséquence de ces recherches n'est, malheureusement, pas présentée dans cette exposition : la place De Gaulle, au croisement des deux lignes de tram, pourrait bien changer de nom.

Les orléanais ont pu, au début du chantier de la seconde ligne, voir les très importantes fouilles archéologiques faites par la Direction Départementale de l'Histoire et du Patrimoine (DDHP).

Tout le monde sait désormais que l'actuelle place est située à cheval sur les fortifications, au niveau d'une porte d'entrée de la ville : la Porte Renart.

Ce que l'ont sait moins, c'est que des découvertes de vestiges datant, non pas du Moyen-âge, mais de l'époque gallo-romaine, ont été faites au même endroit, quelques mètres plus bas comme le montre le plan ci-dessous.

Le plan de situation de l'octroi daté du IIe siècle

La petite maison qu'indique la flèche n'est autre qu'un octroi - une sorte de bureau de douane - pour les marchandises qui passaient de la Gaule dite "Aquitaine", vers, plus au nord, la Gaule dite "Lyonnaise", et vice-versa, car Orléans était situé à proximité de la limite de ces deux provinces.

La borne trouvée, à un peu plus de 5 mètres de profondeur exactement à l'intersection des deux lignes de tramway, indique d'ailleurs les deux directions des marchandises. Elle indique également le prix de la taxe, en fonction de la direction, d'où le nom de borne d'octroi.



La borne "Duo Gallia locus"
(photo LRO)
L'octroi, appelé "le lieu des Deux Gaule" (en latin "Duo Gallia locus"), donna son nom à la petite place qui l'entourait.

C'est pourquoi la DDHP pourrait proposer, très prochainement, de renommer la place actuelle, en transformant le nom de "Place De Gaulle" en "Place Deux Gaule", afin de revenir à un nom presque deux fois millénaire.

Relier Orléans à son histoire vingt fois centenaire, plutôt qu'à un passé plus récent, voilà  le choix auquel seront bientôt confrontés les nouveaux conseillers municipaux.